La participation effective des entreprises guinéennes aux retombées économiques du projet Simandou 2040 a occupé une place centrale lors du premier panel de la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN), consacré à la problématique du contenu local.
Devant un public composé d’entrepreneurs, d’acteurs du secteur privé et de partenaires institutionnels, le président du Conseil d’administration de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), Mamoudou Nagnalen Barry, a tenu à délivrer un message clair : les engagements pris en faveur des entreprises guinéennes devront être respectés.
Son intervention faisait écho à celle du Premier ministre, Bah Oury, qui avait auparavant insisté sur la nécessité de traduire concrètement la politique de contenu local afin que les entreprises nationales et la jeunesse guinéenne puissent pleinement bénéficier des opportunités générées par les grands projets structurants du pays.
Face aux inquiétudes exprimées par plusieurs opérateurs économiques quant à leur accès aux marchés liés au projet Simandou, Mamoudou Nagnalen Barry a rappelé que les conventions signées avec les partenaires internationaux prévoient explicitement une implication progressive et significative des entreprises locales.
« La guinéanisation des infrastructures du projet Simandou est prévue dans les conventions que nous avons signées », a-t-il déclaré, soulignant que les partenaires engagés dans la mise en œuvre du projet ne sauraient se soustraire à leurs obligations sous prétexte d’un déficit de compétences ou de capacités locales.
Pour le président du Conseil d’administration de la CTG, les entreprises étrangères ont la responsabilité de trouver les mécanismes nécessaires pour intégrer davantage les acteurs nationaux. « Les entreprises étrangères peuvent toujours trouver des arguments pour dire que les capacités ne sont pas prêtes, mais elles sont obligées de trouver les solutions et de respecter leurs engagements », a-t-il affirmé avec fermeté.Il a également assuré que l’État guinéen dispose des outils juridiques nécessaires pour faire appliquer ces dispositions. Selon lui, les autorités veilleront à ce que chaque acteur impliqué dans le projet honore les engagements pris en matière de contenu local.
Évoquant l’ampleur des investissements prévus dans le cadre de Simandou, estimés à près de 20 milliards de dollars, Mamoudou Nagnalen Barry a insisté sur l’importance de réserver une part substantielle des contrats aux entreprises guinéennes.
« Quand on a un projet de 20 milliards de dollars, nous devons nous assurer que plusieurs milliards de dollars de contrats puissent bénéficier aux entreprises guinéennes », a-t-il soutenu.
À travers cette déclaration, le responsable de la CTG a voulu rassurer les entrepreneurs présents au SADEN sur la volonté des autorités de faire du contenu local un véritable levier de développement économique. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial national solide, capable de créer des emplois, de développer des compétences et de contribuer durablement à la transformation économique de la Guinée.
« Notre contenu local sera toujours un contenu local réel », a-t-il conclu.
Cette thématique figure parmi les axes majeurs de la cinquième édition du SADEN, une plateforme qui ambitionne de mieux préparer les PME guinéennes à saisir les opportunités offertes par les grands projets et à renforcer leur rôle dans le développement économique du pays.
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