Guinée : deux journalistes suspendus pour “propagande électorale”, une émission également sanctionnée

La Haute Autorité de la communication (HAC) a annoncé, ce jeudi 23 avril 2026, la suspension de deux journalistes de la chaîne privée Télé 24 pour “diffusion de contenus de propagande électorale”. Une décision qui intervient à quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain.

Les journalistes Aboubacar Diallo et Sékou Bah écopent chacun d’une suspension de trois mois, effective à compter de ce jeudi. Selon l’organe de régulation des médias, ils sont accusés d’avoir relayé des contenus favorables à un candidat, en violation des règles encadrant la période préélectorale.

Dans sa décision rendue publique dans l’après-midi, la HAC évoque notamment le non-respect des dispositions du Code électoral, du décret fixant les dates d’ouverture et de clôture de la campagne électorale, ainsi que des directives spécifiques émises par l’institution. Ces textes interdisent toute forme de propagande en dehors de la période officielle de campagne, afin de garantir l’équité entre les différents candidats en lice.

Au-delà des sanctions individuelles, l’émission “Guinée Today”, diffusée sur Télé 24, a également été suspendue pour une durée de trois mois. Une mesure qui traduit la volonté du régulateur de sanctionner non seulement les journalistes mis en cause, mais aussi le cadre éditorial ayant permis la diffusion des contenus incriminés.

Cette décision relance le débat sur la régulation des médias en période électorale en Guinée, entre exigence d’équilibre de l’information et respect de la liberté de la presse. Alors que le pays s’apprête à vivre une échéance électorale importante, la HAC semble vouloir rappeler fermement les règles du jeu aux professionnels de l’information.

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