CONAKRY — La Guinée entend renforcer les liens entre son secteur privé, ses institutions publiques et sa diaspora afin de mieux tirer profit des compétences et des opportunités d’investissement disponibles à l’étranger. Cette ambition était au cœur d’une rencontre tenue ce mercredi 23 septembre entre la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) et le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du déploiement du Programme-Cadre d’Appui à la Diplomatie Économique, à l’Intelligence Stratégique et à la Coopération Internationale (PRODEIC). L’initiative vise notamment à rapprocher l’action diplomatique des réalités du secteur privé et à mieux mobiliser les compétences guinéennes présentes à l’étranger.

Conduite par Maria Diané, secrétaire générale de la CGE-GUI, la délégation a échangé avec plusieurs structures impliquées dans le développement économique du pays, notamment la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE) et le Guinea Development Board (GDB).
Recenser les compétences guinéennes à l’étranger
Au centre des discussions figurait le recensement et la cartographie des compétences, expertises et entreprises guinéennes implantées hors du territoire national.
Pour les promoteurs du programme, cette démarche doit permettre de dépasser une conception de la diaspora essentiellement fondée sur les transferts financiers. Il s’agit désormais de mieux exploiter son potentiel en matière de transfert de compétences, d’innovation, de création de partenariats et d’investissement.
« Pour la CGE-GUI, il s’agit de transformer la diaspora en un véritable réseau de compétences, de partenariats, d’investissement et d’opportunités pour les entreprises guinéennes », a déclaré Maria Diané.
Une première étape a déjà été franchie avec la transmission, au cours de la rencontre, de données préliminaires portant sur les compétences et les entités guinéennes identifiées à l’étranger.
L’enjeu est maintenant de transformer ces données en actions concrètes. Il s’agit notamment de faciliter les relations d’affaires, d’identifier de nouveaux débouchés pour les entreprises guinéennes et de favoriser l’arrivée d’investissements directs dans le pays.
Le secteur privé veut peser dans la diplomatie économique
À travers cette démarche, la CGE-GUI entend également renforcer la place du secteur privé dans la définition et la mise en œuvre de la diplomatie économique guinéenne.
« Nous sommes convaincus qu’une diplomatie économique efficace doit être proche des entreprises, attentive aux besoins du secteur privé et orientée vers des résultats concrets », a souligné la secrétaire générale de la CGE-GUI.
Le PRODEIC ambitionne ainsi de créer une synergie entre les représentations diplomatiques, les entreprises locales et les compétences guinéennes établies à l’étranger. Une coopération qui pourrait, à terme, faciliter l’accès des entreprises nationales aux marchés internationaux et contribuer à attirer davantage de capitaux et d’expertises.
À travers cette stratégie, les acteurs impliqués affichent une ambition commune : faire de la diaspora un partenaire à part entière du développement économique national.
Le mot d’ordre porté par la CGE-GUI résume cette orientation : « Mobiliser les compétences. Connecter les acteurs. Ouvrir les marchés. Attirer les investissements. Renforcer l’économie guinéenne. »
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