Asile en France : malgré la baisse des demandes, la Guinée reste dans le Top 5 mondial

Alors que la France enregistre un recul global des demandes d’asile en 2025, la Guinée continue de figurer parmi les principaux pays de provenance. Une situation qui s’inscrit dans un contexte diplomatique de plus en plus tendu entre Conakry et l’Union européenne.

PARIS – Le paysage de l’asile en France connaît une nouvelle dynamique en 2025. Alors que le nombre global de demandes d’asile marque un léger recul, la Guinée demeure solidement installée parmi les principaux pays de provenance. Selon les dernières statistiques publiées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), le pays figure toujours dans le Top 5 mondial des demandeurs d’asile. Après une année 2024 exceptionnelle, au cours de laquelle la Guinée s’était imposée comme premier pays africain demandeur d’asile et troisième au niveau mondial avec plus de 11 300 requêtes, la tendance s’infléchit en 2025. Le nombre de demandes guinéennes enregistrées en France s’établit désormais à 8 640, soit 5,9 % de la demande totale, selon des informations obtenues par Ledenonciateurmoderne.com.

Malgré cette baisse significative, la Guinée reste un acteur majeur de la demande d’asile en France. Elle se maintient dans le peloton de tête aux côtés de pays marqués par de fortes instabilités politiques, sécuritaires ou humanitaires, tels que l’Afghanistan, Haïti et l’Ukraine. Sur le continent africain, elle est toutefois devancée cette année par la République démocratique du Congo.

Les principaux pays de provenance des demandeurs d’asile en France (2025)

Rang Pays Nombre de demandes

  1. Afghanistan 13 8002
  2. RD Congo 13 240
  3. Haïti 12 600
  4. Ukraine 12 310
  5. Guinée 8 640
  6. Côte d’Ivoire. 7 530

À eux seuls, ces pays concentrent plus de la moitié des demandes d’asile enregistrées sur le territoire français, illustrant la persistance de crises profondes dans plusieurs régions du monde.

Tensions diplomatiques autour des retours de migrants

Au-delà des chiffres, la question migratoire prend désormais une tournure diplomatique sensible. Ce mercredi 28 janvier 2026, à Conakry, l’ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, Xavier Sticker, a exprimé publiquement la préoccupation de Bruxelles face à ce qu’il qualifie de coopération « insuffisante » des autorités guinéennes en matière de réadmission de leurs ressortissants en situation irrégulière.Au cœur du différend figure la délivrance des laissez-passer consulaires, documents indispensables pour l’exécution des expulsions. Faute de progrès, l’Union européenne n’exclut pas l’activation de l’article 25A du Code des visas, un mécanisme permettant d’imposer des mesures restrictives aux pays jugés non coopératifs.

Des conséquences redoutées pour les voyageurs guinéens

Si cette option venait à être appliquée, les répercussions pourraient être lourdes pour les citoyens guinéens. Étudiants, hommes d’affaires et touristes risqueraient de faire face à une hausse des frais de visa, des délais de traitement plus longs, voire une réduction de la durée de validité des visas accordés. Dans ce contexte tendu, la Guinée se trouve à la croisée des chemins, entre la gestion des flux migratoires, la protection de ses ressortissants à l’étranger et la préservation de relations diplomatiques déjà mises à rude épreuve.

Ledenonciateurmoderne.com

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