CONAKRY – Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a pris ce jeudi 16 avril 2026 une décision qualifiée d’« exceptionnelle » concernant une catégorie de magistrats arrivés à l’âge de la retraite. Une mesure qui intervient dans un contexte où la justice guinéenne est engagée dans plusieurs réformes structurelles.
S’appuyant sur les dispositions de l’article 76 de la loi organique L054-CNT du 17 mai 2013 portant statut des magistrats, le chef de l’État a accordé une prolongation d’activité à ceux qui devaient initialement faire valoir leurs droits à la retraite à partir du 31 décembre 2025.
Cette décision constitue une dérogation temporaire à la limite d’âge fixée par l’article 92 du même texte. Concrètement, les magistrats concernés bénéficieront d’une rallonge de 12 mois supplémentaires dans l’exercice de leurs fonctions.
Selon le décret présidentiel, cette mesure exceptionnelle s’étendra du 30 juin 2026 au 30 juin 2027. Elle vise, selon plusieurs observateurs, à assurer une certaine continuité dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire, à un moment jugé crucial.
Par ailleurs, le texte précise que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, est chargé de veiller à l’application immédiate de cette disposition.
Si certains saluent une décision pragmatique pour éviter un vide au sein des juridictions, d’autres y voient une entorse aux règles établies, même temporaire. Quoi qu’il en soit, cette initiative du président Doumbouya relance le débat sur la gestion des carrières dans la magistrature et les défis de modernisation du système judiciaire guinéen.
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